"L’attention du monde, et particulièrement de l’Afrique, reste tournée vers le Sénégal"
La récente vague de démissions en cascade au Sénégal, parmi lesquelles celle du Président de l’Assemblée nationale, suscite de nombreuses interprétations sur la scène politique.
À première vue, certains y voient une possible recomposition du pouvoir, pouvant ouvrir la voie à Ousmane Sonko, déjà élu député mais empêché de siéger en raison de ses fonctions de Premier ministre.
Dans une perspective comparative, on peut rappeler une situation vécue dans mon pays, le Gabon. À l’époque, certains hauts responsables politiques, dont le Président de l’Assemblée nationale, étaient convaincus qu’un basculement du pouvoir allait se produire en leur faveur. Pourtant, l’issue fut totalement différente de leurs anticipations, malgré la présence de collaborateurs infiltrés acquis à leur cause.
Les acteurs de cette opposition croyaient avoir minutieusement préparé la prise du pouvoir. Cependant, ils ont finalement perdu à la fois leurs positions et leurs privilèges.
Ce rappel historique vise simplement à souligner qu’en politique, rien n’est jamais définitivement acquis. Même une majorité parlementaire ne garantit pas automatiquement l’accès ou la consolidation du pouvoir.
Dans ce contexte, la situation au Sénégal demeure ouverte et incertaine. L’attention du monde, et particulièrement de l’Afrique, reste tournée vers ce pays et l’évolution de sa scène politique.
Je suis Eléonore OBAME






