Le Maroc détrône l’Afrique du Sud en devenant le pays le plus industrialisé d’Afrique

28 mai 20260
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Pour la première fois, le royaume chérifien se hisse au rang d’économie la plus industrialisée du continent africain en 2025. C’est ce que révèle un rapport de la BAD, la Banque africaine de développement. Le Maroc profite certes du recul sud-africain, mais c’est aussi le résultat d’une stratégie politique pro-industrie lancée il y a vingt ans.

Dans son rapport, la BAD souligne les succès du modèle marocain : des investissements publics et étrangers en hausse, des zones industrielles en plein essor et des infrastructures toujours plus connectées, en particulier avec le port de Tanger Med, aujourd’hui premier port africain.

Résultat : l’industrie du royaume ne repose plus seulement sur les phosphates ou l’automobile, mais aussi sur d’autres secteurs porteurs comme l’aéronautique. « Chaque avion dans le ciel aujourd’hui, produit après les années 2005, a au moins une composante essentielle produite au Maroc. Ça a été un des paris du roi Mohammed VI de miser sur l’aéronautique tout autant que sur l’automobile », explique Abdelmalek Alaoui, président de l’Institut marocain d’intelligence stratégique et auteur du livre Maroc, le défi de la puissance.

Des disparités qui restent fortes

« Lorsqu’un pays décide de mettre beaucoup d’investissements publics pour avoir des infrastructures de haute qualité, que ce soit dans la connectivité, dans les ports ou bien dans les télécoms, il y a dans ce cas-là des investisseurs internationaux de plus en plus importants mais accompagnés aussi par des investisseurs nationaux. Et c’est à partir de là que l’on change de catégorie  », analyse Abdelmalek Alaoui.

Reste pour le Maroc un défi : que tout le pays bénéficie de cette réussite industrielle. «  Il y a un Maroc qui gagne, un Maroc près des ports, un Maroc de la mondialisation. Et il y a encore un Maroc des franges, des territoires. Et le fait qu’on ait eu cette industrialisation à marche forcée a creusé des écarts entre ceux qui sont très riches et ceux qui sont beaucoup plus bas dans la pyramide sociale. »

Car derrière la performance industrielle, les disparités restent fortes. Dans un autre rapport le mois dernier, la BAD notait que le Maroc compte certes beaucoup d’entreprises, mais peine à créer assez d’emplois pour sa population.

Source RFI

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